« la faible dangerosité du variant Omicron combinée a sa contagiosité elevée aurait pu rendre le passe sanitaire obsolète avant meme son application en France »
Les faits sur Omicron sont établis : ce variant était effectivement moins dangereux (risque de décès hospitalier réduit de moitié) et beaucoup plus contagieux (temps de doublement de 2 jours) que Delta. Cependant, l'affirmation que ces caractéristiques « auraient pu rendre le passe sanitaire obsolète » relève du jugement normatif et ignore des éléments clés : le volume massif d'infections compensait partiellement la moindre létalité, les non-vaccinés représentaient 43% des entrées en soins critiques malgré 8% de la population, et le Conseil scientifique a justement recommandé des mesures renforcées face à Omicron en décembre 2021.
Confiance élevée sur les éléments factuels (dangerosité et contagiosité d'Omicron, chronologie du passe). Confiance moyenne sur le jugement normatif car il dépend de critères d'évaluation débattus : faut-il privilégier la sévérité individuelle ou le volume d'hospitalisations ? L'efficacité limitée du passe (reconnue par certains experts) justifiait-elle son abandon malgré la surreprésentation des non-vaccinés en soins critiques ? Des données sur l'impact réel du passe vaccinal sur la couverture vaccinale et les hospitalisations entre janvier-mars 2022 permettraient d'affiner le verdict.
Omicron était effectivement moins dangereux individuellement et beaucoup plus contagieux que Delta, et le passe sanitaire avait une efficacité limitée reconnue par certains experts dès octobre 2021.
L'affirmation ignore que le Conseil scientifique a recommandé des mesures renforcées face à Omicron en décembre 2021, que le volume massif d'infections compensait la moindre létalité, et que les non-vaccinés saturaient disproportionnellement les hôpitaux.