⚖️ RayonX
Affirmation vérifiée

« L'Eolien et le Photovoltaique ne sont pas rentables »

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Faux

L'affirmation est substantiellement inexacte selon les données récentes. En 2024-2025, l'éolien terrestre (34-59 €/MWh) et le photovoltaïque (43-70 €/MWh) sont devenus les sources de production d'électricité les moins chères, nettement inférieures aux centrales à gaz (172 €/MWh) selon l'IRENA, l'IEA et l'ADEME. Les mécanismes de soutien génèrent même des recettes pour l'État depuis 2023 (-3,4 Md€ pour l'éolien). Cependant, les contrats historiques d'avant 2010 ont effectivement coûté très cher, et les coûts d'intégration au réseau (intermittence, renforcement) ne sont pas inclus dans ces chiffres de compétitivité.

Confiance élevée· Vérifié le 8 avril 2026

Convergence exceptionnelle de six sources primaires officielles récentes (IRENA, IEA, ADEME 2024-2025, CRE, Cour des comptes) sur la compétitivité-coût de l'éolien et du photovoltaïque. Les données LCOE sont robustes et cohérentes entre organismes internationaux et français. La seule zone d'incertitude concerne l'ampleur exacte des coûts d'intégration système (intermittence), pour lesquels les données consolidées françaises post-2023 manquent. Cependant, même en incluant ces coûts, les sources indiquent que la compétitivité globale reste favorable aux EnR dans le contexte actuel de prix élevés du gaz.

Raisonnement détaillé

Six sources primaires convergentes (IRENA, IEA, ADEME 2024-2025) établissent que le LCOE de l'éolien et du photovoltaïque est désormais inférieur aux alternatives fossiles, avec 91% des nouveaux projets EnR mondiaux plus compétitifs que toute alternative fossile en 2024. La Cour des comptes (2023) confirme même une rentabilité excessive pour certains parcs éoliens (9,3% à 20,1% pour les actionnaires). L'affirmation capture une réalité historique (contrats avant 2010 très coûteux : 38,4 Md€ pour le PV, 40,7 Md€ pour l'éolien) mais ignore le renversement complet de situation : en 2023, les subventions sont devenues négatives (-3,4 Md€ pour l'éolien), l'État percevant des recettes. La nuance essentielle concerne les coûts d'intégration système (intermittence, renforcement réseau, centrales d'appoint) non inclus dans le LCOE, que l'UNECE (2025) juge insuffisant pour comparer énergies intermittentes et pilotables. Ces coûts système sont intrinsèques à l'intermittence, mais leur ampleur dépend des choix de mix énergétique et d'infrastructure.

Verdict par sous-affirmation
12
L'éolien n'est pas rentableFaux

L'éolien terrestre affiche le LCOE le plus bas de toutes les sources (34-59 €/MWh selon IRENA/ADEME 2024), inférieur de 67% aux fossiles. La Cour des comptes documente même une rentabilité excessive pour les investisseurs (jusqu'à 20,1%). Les subventions sont devenues négatives en 2023 (-3,4 Md€), générant des recettes pour l'État.

18
Le photovoltaïque n'est pas rentableFaux

Le LCOE du photovoltaïque (43-70 €/MWh) est inférieur de 56% à la moyenne fossile en 2023, après une baisse de 78-85% depuis 2012. Des projets sans subvention se développent en Espagne. Les subventions sont quasi nulles en 2023 en France. Le PV reste légèrement plus cher que l'éolien terrestre mais nettement compétitif.

Points clés

Ce qui est exact

Les contrats historiques d'avant 2010 ont effectivement coûté très cher aux finances publiques (38,4 Md€ pour le PV, 40,7 Md€ pour l'éolien), et les coûts d'intégration au réseau liés à l'intermittence ne sont pas inclus dans les chiffres de compétitivité LCOE.

Ce qui est inexact ou absent

L'affirmation ignore le renversement complet de situation depuis 2010-2012 : l'éolien et le photovoltaïque sont devenus les sources les moins chères (34-70 €/MWh vs 172 €/MWh pour le gaz), génèrent des recettes pour l'État depuis 2023, et affichent même une rentabilité excessive pour certains investisseurs.

Les contrats photovoltaïques signés avant 2010 ont coûté 38,4 milliards d'euros aux finances publiques pour seulement 0,7% de la production, avec une subvention de 480 €/MWh

1 source
Sources utilisées pour ce point
Preuve 10Poids élevéOfficiel

Selon la Cour des comptes (2018), les contrats signés avant 2010 pour le photovoltaïque pèseront 38,4 milliards d'euros pour les finances publiques pour seulement 0,7% de la production d'électricité, avec une subvention de 480 €/MWh. Pour l'éolien, les contrats vont coûter 40,7 milliards d'euros en 20 ans pour 2% de la production française.

Les contrats éoliens vont coûter 40,7 milliards d'euros sur 20 ans pour 2% de la production française

1 source
Sources utilisées pour ce point
Preuve 10Poids élevéOfficiel

Selon la Cour des comptes (2018), les contrats signés avant 2010 pour le photovoltaïque pèseront 38,4 milliards d'euros pour les finances publiques pour seulement 0,7% de la production d'électricité, avec une subvention de 480 €/MWh. Pour l'éolien, les contrats vont coûter 40,7 milliards d'euros en 20 ans pour 2% de la production française.

En 2023, les mécanismes de soutien à l'éolien ont généré -3,4 milliards d'euros de recettes pour l'État au lieu de coûter, les prix de marché ayant dépassé les tarifs de soutien

1 source
Sources utilisées pour ce point
Preuve 8Poids élevéOfficiel

En 2023, les subventions à la filière éolienne et hydraulique ont été négatives à -3,4 Md€ et -0,3 Md€, représentant un revenu pour l'État. Les prix de gros de l'électricité ont dépassé le tarif de soutien moyen, obligeant les producteurs à reverser la différence à l'État. Les subventions au photovoltaïque sont quasi nulles en 2023.