« les boomers ont profité des dividendes de la paix »
Les dividendes de la paix ont bien existé (baisse des dépenses militaires de 3-6% du PIB à 1,7-3% entre 1989 et 2000), mais ils n'ont pas principalement bénéficié aux baby-boomers. Ces économies ont surtout servi à réduire les déficits publics dans les années 1990, période de croissance faible en Europe. Les boomers ont effectivement accumulé une richesse disproportionnée, mais celle-ci provient principalement des Trente Glorieuses (1945-1975) et de l'appréciation des actifs immobiliers, pas des dividendes de la paix post-1989.
Les données sur l'existence des dividendes de la paix et sur la richesse des boomers proviennent de sources officielles de poids élevé (OCDE, Federal Reserve, INSEE, Sénat). La confiance est élevée sur le fait que l'affirmation confond deux phénomènes distincts : les dividendes de la paix (réels mais utilisés pour réduire les déficits) et l'enrichissement des boomers (réel mais antérieur, lié aux Trente Glorieuses). Le lien causal direct entre les deux n'est établi par aucune preuve primaire.
Les dividendes de la paix ont existé (baisse massive des dépenses militaires post-1989) et les baby-boomers ont effectivement accumulé une richesse disproportionnée par rapport aux autres générations.
Le lien causal entre dividendes de la paix et enrichissement des boomers est inexact : les boomers ont surtout profité des Trente Glorieuses (1945-1975), et les dividendes de la paix ont servi à réduire les déficits publics, pas à enrichir une génération spécifique.